Dans ce département du LOT, au confins de 3 grandes régions de France, la Résistance pendant la guerre 39-45 a été très active et a donné naissance, très tôt, aux premiers groupes de résistants VENY et FTPF. Ceux -ci, grâce à la clairvoyance de leurs chefs : Le commandant RAYMOND et le Lieutenant Colonel GEORGES.
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Liberté Egalité Fraternité
"Le 8 mars 1944, entre 23 et 24 heures, le Groupe AS VENY de Saint Céré, accueille sur ce terrain 4 officiers Britanniques qui viennent d’être parachutés.
Ce sont :
Richard PINDER, Gaston COLLIN, Maurice et Richard MAYER deux frères venus de l’île Maurice et engagés volontaires en 1940 en Angleterre.
Ces quatre officiers du réseau BUCKMASTER, Spécial Opérations Executive, ont pour mission, en prenant contact avec la résistance Française, d’entraîner les combattants aux opérations de sabotage et au maniement d’armes et explosifs.
Ils séjourneront, pour les uns, plusieurs semaines et seront cachés chez Charles GAMBADE, mon oncle, en attendant leur affectation dans le sud de la France. Les frères MAYER, partent pour la région de Tarbes.
Gaston Collin rejoint Gaston DEFFERE dans le maquis de Haute Provence. Ils participeront à la libération de Marseille.
Richard PINDER fût notre instructeur sur le secteur de l’AS VENY du Lot.
Il se déplace souvent dans le Tarn, l’Aveyron, le Tarn et Garonne.
Le 11 mai, il est pris par les allemands dans la région de Latronquière; il est déporté en Tchécoslovaquie.
Ayant une carte d’identité française, il ne peut plus correspondre avec l’Angleterre où il est porté disparu.
Il sera libéré le 14 juillet 1945.
Quelques années plus tard, il revient avec son épouse à Saint-Céré et comme il a apprécié l’amabilité de ses habitants, il acquiert une maison à Marly et se fait de nombreux amis.
Richard était né à Londres en 1913. Il fait ses universités de lettres à la Sorbonne, sa mère étant française. Par la suite il fut maître Assistant à l’Université de Londres, puis journaliste à l’Agence Reuter.
En 1944, il est officier de liaison, adjoint au Major Georges Hiller. A la fin de la guerre il recevra la Croix de guerre française avec palmes.
Revenu à la vie civile en 1946, il entre au Ministère Britannique en Allemagne, délégué aux Affaires Etrangères. Il termine sa carrière en temps que chef d’un service linguistique de l’Agence Spatiale Européenne à Paris, en 1976.
Il décède prématurément le décembre 1981, à Marly, où il venait de prendre sa retraite.
Georges BRU et moi accompagnons notre ami et assistons à ses obsèques à Croissy sur Seine.
Selon ses volontés, ses cendres sont répandues sur ce coin du Causse de Loubressac où il avait été parachuté 37 ans auparavant.
Gaston COLLINS vit à Paris et se déplace fréquemment pour représenter une entreprise importante.
Maurice et Richard Mayer repartis dans leur île natale y reposent aujourd'hui en paix, tous deux décédés.
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Deux autres parachutages ont eu lieu sur ce terrain. Pour l’un, en provenance d’Alger, les containers et cartons s’ouvraient avant d’atteindre le sol… Les parachutes couvraient les arbres et le matériel, fusils, grenades s’éparpillaient à même le sol, ce, pendant que le « mouchard », avion de reconnaissance allemand faisait sa ronde matinale. Finalement, tout s’était bien passé et le matériel a été entreposé à Frouges dans une grange.
Je citerai pour terminer sur une note gaie, une anecdote marquante lors de l’accueil des officiers britanniques.
Ils ont été conviés à une bonne table mais ont dû, à leur grand étonnement, « faire chabrot » et partager les coutumes et les traditions du pays…..
Peu de temps après la fin des hostilités, les quatre agents, refirent « chabrot » à l’ébahissement de tous les officiers."
H. GAMBADE
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Aujourd'hui, nous avons tous un devoir de mémoire et nous devons donner la parole à celles et à ceux qui voudront bien apporter leurs témoignages."Se préparer au pire, c'est construire le meilleur" disait en quelque sorte George Washington.